Mercredi 24 septembre 2014 3 24 /09 /Sep /2014 15:05

petronille-481726-250-400« J’ai regardé vers le lieu le plus noir et j’ai vu et entendu des bijoux. Leurs éclats multiples bruissants de pierres précieuses, d’or et d’argent. Une reptation serpentine les animait, ils n’appelaient pas les cous, les poignets et es doigts qu’ils auraient dû orner, ils se suffisaient à eux-mêmes et proclamaient l’absolu de leur luxe. A mesure qu’ils s’approchaient de moi, je sentais leur froid de métal. J’y puisais une jouissance de neige, j’aurais voulu pouvoir enfoncer mon visage en ce trésor glacé. » (p. 10)

 

L’intrigue de Pétronille : au cours d’une séance de dédicace, Amélie Nothomb / la narratrice rencontre enfin de visu l’une de ses correspondantes de papier, et choisit d’en faire sa compagne de beuverie. Hymnes conjoints à l’amitié étrange et à l’amour du champagne – et je maintiens l’hypallage possible. S’en suivent les aventures de Pétronille et Amélie, de Londres au réveillon neigeux et accidenté sous pluie de champagne, toujours.

Pétronille se modèle sur d’autres romans à qualités autofictives, comme Ni d’Eve ni d’Adam ou encore le Sabotage amoureux. Fondées sur des faits réels, la littérature permet de s’en écarter peu à peu pour en enjoliver les contours ou en gommer les défauts. Il m’a fallu attendre la fin du roman pour aller enquêter sur l’existence de Pétronille Fanto, qui s’apparenterait à une jeune écrivaine existante, mais est-ce bien important ?

 

Une fois encore, comme dans Une forme de vie, Amélie Nothomb semble vouloir puiser de plus en plus dans une réalité de personnalité littéraire plus que dans l’imagination pure pour écrire ses romans. Et qui pourrait l’en blâmer ? Rappelons-le, elle reste l’une des seules à lire tout son courrier et à y répondre manuellement, avec la régularité implacable d’une horloge du XIXe siècle. Ce mécanisme inébranlable se devait de réapparaître un jour dans les romans. Ces dernières années donc, beaucoup de citations quant à l’importance de ses lecteurs dans sa vie, d’informations quant à son rythme de vie (pour les néophytes : réveil vers 4h, thé noir sans sucre immonde – selon ses dires propres – puis inspirations fleuve qui donne naissance à plus de quatre romans dans l’année dont seul un est publié en août – celui que vous détenez entre vos mains.) qui peuvent sembler cocasses pour les nouveaux lecteurs, mais presque « déjà-vu » pour les inconditionnels de la romancière.

 

L’on retiendra cependant l’introduction du roman, cité en début d’article, ainsi que la très drôle excursion londonienne de Nothomb chez Vivienne Westwood. Pour ma part, j’ai adhéré totalement à la scène sordide de la roulette russe. Malheureusement, comme il est de mise ces dernières années pour les publications nothombiennes, les intrigues se font trop minces et l’écriture moins dense et mystérieuse. Reste une grande fluidité et une curiosité toujours générée par le renouvellement annuel du roman et cette capacité de Nothomb à happer le lecteur, non d’une façon inintéressante ou mécanique comme le feraient des auteurs accumulant les clichés, mais bien au contraire, d’une façon proche de la fascination, car nul ne saurait prévoir ce qui se prendra place à la prochaine page.

 

Toutefois, le détail récurrent qui gêne le plus étant cette fin trop courte, trop tragique, persistante : le meurtre de l’auteur. Mis en scène avec la roulette russe, il aurait été tout à fait intégrable et intégré au roman, à sa tonalité ambiguë, mais laissé seul ainsi, en un léger paragraphe … cela reste regrettable. Avec Barbe Bleue j’avais fortement l’espoir d’un retour à la fiction fantastique et meurtrière, mais cette veine s’est rapidement fanée. Nous attendrons encore l’année prochaine pour cela, sans aucun doute.

 

Par hendiadyn - Publié dans : Caractères de notre siècle
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Samedi 23 août 2014 6 23 /08 /Août /2014 23:20

la-femme-au-miroir-216145-250-400La femme au miroir esquisse les portraits de trois femmes en récits-gigognes, à quelques siècles d’écart.  Les trois femmes, presque homonymes, ont en commun leur décalage avec leur époque et une conscience perturbée par une identité dictée par leur société.

 

La première Anne (Anne de Bruges, personnage fictif inspiré des béguinages flamands) ouvrant le récit fascine dès la scène d’exposition : entre la lumière de la pièce abritant la jeune mariée et le double miroir emprunté à la duchesse, il faut admettre que Schmitt sait captiver. Le personnage d’Anne est sans doute le mieux dessiné et le plus maîtrisé. Sans avoir le talent de Zweig pour l’écriture et la psychologie féminine (Zweig étant de mon point de vue, le maître incontesté de l’empathie  à court-terme) EE Schmitt parvient à définir les contours d’un personnage éthéré, saisie d’une communion soudaine et presque mystique avec la nature qui la pousse à fuir son mariage et à entrer dans un couvent sous la protection du moine Braindor et de la Grande Demoiselle. En mêlant épisodes à tendance bucolique et poésie naïve de la vierge, Anne de Bruges représente sans nul doute la figure de proue des trois portraits puisqu’elle vient se placer comme fondement des existences et des fins de ses deux autres alter-egos (Hanna et Anny).

 

A mon grand regret, le glissement vers la condamnation finale pour hérésie  est quelque peu rapide et abrupte, mais il fallait bien un bûcher et quelques étincelles pour clore comme il se devait les trois histoires. Laissons cependant un doute planer quant à l’érotisme latent des poésies d’Anne, qui auraient mérité, éventuellement, le développement d’une hypothétique relation platonique avec Braindor depuis leur rencontre en forêt. J’ajoute également une réserve sur un léger décalage linguistique à l’époque de la Renaissance, où la logique des choses aurait peut-être dû supprimer un langage trop vulgaire à certains instants.

 

Hanna von Waldberg hante quant à elle l’Autriche impériale. Afin de conter son histoire, EE Schmitt fait le très judicieux choix de l’épistolaire (ainsi l’alternance entre les récits ne permet pas réellement de monotonie) et ne montre que les courriers envoyés par Hanna à sa confidente Gretchen. Prétendument adoptée à la naissance, mariée comme il se doit à un jeune de la noblesse d’empire, Hanna fait le récit de ses journées guidées par une passion dévorante pour les sulfures et la comédie sociale : l’affirmation passive dans son rôle d’épouse est la seule chose qui parvient, au départ, à la contenter. A ce sujet, il faut décidément admettre qu’ EE Schmitt parvient à introduire dans ces trois récits trois personnages secondaires parfaitement dessinés et essentiels : Ida, pour Anne de Bruges, Ethan, pour Anny, et enfin Tante Vivi, pour Hanna, grande femme aux mœurs légères et aux accoutrements frivoles. A force de conversations sur l’extatique « minute éblouissante », Vivi parvient à débarrasser Hanna d’une langueur de vivre qui ankylosait également ses missives et à insuffler une folie contagieuse, mimétique, dans le quotidien de sa complice.

 

De loin, l’univers épistolaire recréé autour d’Hanna est le plus réussi, notamment grâce à l’intervention historique de la psychanalyse freudienne et de la description rapide mais terriblement efficace des séances avec le Docteur Caligari, du transfert, de la fuite, de la chute. On regrette réellement les ellipses pourtant essentielles au fonctionnement de l’histoire, et les cinq cent pages ne suffiront pas à combler la curiosité du lecteur sur le destin tardif de psychothérapeute d’Hanna.

 

Enfin, la dernière histoire est celle d’Anny, actrice du tout-Hollywood, noyée dans l’alcool, les drogues et le sexe. Il fallait un équilibre plus moderne et plus provocant pour terminer cette trinité, mais le personnage d’Anny, sûrement par sa superficialité affichée, n’a pas réellement su retenir mon attention, c’est pourquoi je n’en dirai que ces quelques mots. La reconversion-rédemption finale semble bien trop miraculeuse et quelque peu forcée pour rejoindre les deux autres femmes, mais qu’importe.

 

La femme au miroir est un roman affublé d’un style efficace : sans se perdre dans des méandres de densité migraineuse ni dans la simplicité affligeante qui peuple parfois les rayons des librairies, EE Schmitt réussit à mêler Histoire, religion et représentations autour du motif complexe de la réflexion et de l’identité. Je conseille vivement aux amateurs d'une littérature reposante mais pas abrutissante.

Par hendiadyn - Publié dans : Caractères de notre siècle
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Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 21:20

Etrange En quelques mots : Le commissaire Espinosa se trouve mêlé à une affaire mêlant psychiatrie et paranoïa. Persuadé qu’il est poursuivi et harcelé par l’un de ses patients, le Dr. Nesse s’alarme lorsque l’une de ses filles disparaît. Trois histoires, séparées par des ellipses, viennent reprendre le cas du Dr Nesse à différentes périodes de son histoire et de son désir de vendetta quelque peu étrange.

 

Le cadre est celui d’un roman policier, dont on rappelle par avance l’inconvénient majeur : l’usage unique. Une fois terminé, le roman perd de sa saveur puisqu’il a délivré toutes ses clés. Outre cette amertume initiale, l’ouvrage semblait présenter un intérêt majeur : celui de reprendre en filigrane l’atmosphère du célèbre cas du Dr Jekyll et de Mr Hide de R.L. Stevenson. Le possible renversement entre bourreau et victime donne une dimension épaisse à la première histoire dans laquelle Jonas-Isodoro est présent. La focalisation externe et quelque peu fragmentée donne bien lieu à la création de points aveugles du récit qui participent à son mystère, toujours dans la première partie, qui se lit extrêmement bien.

 

Sans vouloir une fois encore m’avancer en stylistique puisqu’il s’agit d’une œuvre traduite du portugais, tout ce qu’il est possible de dire est que les structures plutôt simples, fluides, rendent la lecture agréable et efficace, permettant par homologie de rester dans une action rapide, parfois saccadée. Le roman ne se perd absolument pas en détails et descriptions qui viendraient freiner l’enchaînement des actions ; les adjectifs sont également très peu présents.

 

Après un encart rapide sur le style, revenons au tissu narratif en lui-même. Une fois la première histoire terminée, malheureusement, le roman perd tout son intérêt. En effet, le patient (qui aurait mérité un nuancier bien plus étendu de qualifications, d’explications, d’histoire personnelle) disparaît en quelques lignes, et sa mort est annoncée très rapidement, mettant par là-même fin à la théorie du complot contre le Dr. Nesse, qui plonge dès lors dans une paranoïa exacerbée.  Le personnage de Jonas aurait vraiment gagné à être étoffé, les séances de psychanalyse retranscrites (car annoncées comme troublantes dès l’introduction, sans suite.) et les pensées du patient plus dévoilées. Peut-être est-ce une part de l’ambigüité que voulait lui donner l’auteur, mais Jonas paraît à ce point hermétique, non plus étrange ou mystérieux.

 

De même, les personnages féminins, à l’exception de Leticia, la première fille du Docteur, se voient dépeintes de façon très fade : les dialogues, pourtant assez présents, les placent en retrait des inspecteurs et même des bribes d’existence annexes de ceux-ci qui font office de véritables intrusions inutiles dans le déroulement narratif. Ce roman se disperse dès la seconde histoire, de façon inexorable.  La plus grande déception est l’absolu raté de la tournure fantastique qu’aurait pu (et dû) prendre le roman dans la seconde partie. Ce champ alternatif des possibles aurait probablement donné au roman et à l’histoire (intéressante au départ) le souffle qui lui manque à la fin du premier tiers : l’on aurait aimé trouver une tombe vide, une vengeance fabuleuse fomentée sur des années entières, et le meurtre de toutes les femmes de la famille par le fascinant Jonas. Seulement il n’en est rien. Le corps est inerte, seule une voix persiste, mais la folie du Dr. Nesse est déjà soupçonnée, presque prouvée.

 

Enfin, le dénouement de l’affaire (de la triple affaire de meurtre, dirons-nous) ne tient que sur quelques paragraphes et n’exprime en rien une volonté d’éclaircissement : l’obscurité et même l’opacité sont de mises. Les mystères semés tout au long du roman (le corps enterré en indigent de Jonas, les lettres anonymes, les coups de fils d’outre-tombe) viennent se dissoudre dans une explication par trop réaliste et arbitraire, comme si, au fond, ces années d’enquête n’avaient contenu que des filatures manquées et de l’encre versée en pure perte. Un roman frustrant sur bien des points, en somme.

Par hendiadyn - Publié dans : A travers les contrées
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Vendredi 25 juillet 2014 5 25 /07 /Juil /2014 06:18

 

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Après un an de pause, je remets officiellement en service Hendiadyn, petit blog littéraire qui ne demande qu'à être lu, critiqué, commenté par les passionnés de littérature d'hier et d'aujourd'hui.

 

Je me permets donc un petit point personnel sur l'année qui s'est écoulée après ma dernière note dans ce blog.

Ce fut donc l'année des concours, et donc l'année de l'extrême limite. Un point de rupture a été atteint, après six années de bons et loyaux services post-bac. Une année de rencontres, de surprises, de déceptions, de remise en question surtout. Un été paradoxalement sombre vient couronner ces mois compliqués, mais me permet d'en tirer des enseignements qui me feront vieillir plus vite. Faire des tris drastiques. Reprendre les choses autrement. Je n'en suis pas fâchée, plutôt soulagée. Cette année l'aliénation m'a rattrapée, et je me suis éloignée de ce qui m'avait amenée ici. Je n'ai pratiquement pas lu, et je le regrette beaucoup, car j'ai perdu en cours d'année l'envie le lire, le souffle de l'écriture, l'absolue fascination du mot juste, au bon moment, ainsi que la vertu carthatique du fragment, de l'histoire sans conséquences, qui permet de ne pas sombrer dans la folie. 

 

Académiquement, je choisis de m'orienter vers les langues étrangères et l'enseignement à l'étranger, mais c'est une autre histoire.

Littérairement, je retiendrai de mes quelques années passées dans le supérieur trois rencontres d'auteurs, essentiellement, qui ont eu lieu principalement grâce à Laurent Demanze, professeur émérite de littérature française à l'ENS de Lyon, qui mérite tout le respect et l'admiration pour son implication et son travail permanent à nos côtés : Vincent Delecroix (auteur notamment de l'excellent Ce qui est perdu), Tanguy Viel (Paris-Brest, Cinéma) mais surtout Pascal Quignard, qui est, et restera, ma dernière rencontre littéraire essentielle et indélébile. 

 

Viel, lors d'une rencontre privilégiée durant un atelier de lectures et d'écritures contemporaines, nous a parlé avec enthousiasme et lucidité de son travail d'écrivain. De sa collaboration avec Minuit, de ses difficultés à parvenir à la publication, de ses relations avec le monde littéraire, et surtout, de son rapport à l'académisme. Lors du dialogue que nous avons eu avec lui sur ces sujets, il avouait faire une stricte séparation entre l'écriture et l'enseignement, qu'il a résumé en ce petit aphorisme modeste :

 

"On ne peut pas être juge et parti.

J'ai choisi d'être un parti, j'ai choisi d'être écrivain."

 

 

Viel a raison. Et comme lui, je choisis d'être écrivain.

 

Après les Veuves Blanches donc, toujours disponible aux Editions du Net, une nouvelle écriture, légèrement plus ancrée dans la réalité et l'Histoire, mais toujours aussi psychique et intimiste, a pris place depuis quelques semaines, et un manuscrit naîtra, comme souvent, de quelques nuits sans sommeil.

 

Je reprends donc mes notes sur les ouvrages rencontrés en librairies, par hasard ou non, et vous invite à me conseiller des livres, des auteurs, des expériences littéraires. N'hésitez pas à me contacter par le biais du formulaire à droite, ou par commentaires.

 

 

Merci aux lecteurs et lectrices qui, malgré le silence, sont toujours venus vérifier si, dans un sursaut, je ne m'étais pas réveillée. :)

 

 

 

Par hendiadyn - Publié dans : Tâches d'encre
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Dimanche 27 octobre 2013 7 27 /10 /Oct /2013 18:41

 

 

JOUR IMPORTANT : LE 24 OCTOBRE SIGNE LA SORTIE DES VEUVES BLANCHES :)

 

 

les-veuves-blanches-celia-m-grzegorska.jpg Après avoir pris quelques temps pour finaliser ce manuscrit (je reprendrai les critiques très bientôt, promis !) et grâce à l'opportunité offerte par la Journée du Manuscrit et les Editions du Net, vous pouvez vous procurer ledit livre en cliquant ICI.

 

(vous pourrez par la suite le commander sur Amazon, Fnac et Chapitre, mais c'est mieux de le commander sur les Editions du Net si vous soutenez les petits éditeurs :))

 

Résumé : Quatre voix s'élèvent au milieu du silence du domaine. Quatre voix hantées par les différents affres du corps et du cœur, livrent à partir du lieu clos de leur chambre les déferlements de leurs pensées, qu'il s'agisse du cauchemar, de l'amour agonisant, de la mort en sommeil ou de la volonté de se plonger dans les ténèbres de l'oubli. Les veuves blanches se moquent et dirigent les espoirs ainsi que les illusions de celles qui s'éveillent dans l'interstice de l'aube, là où la mémoire est incomplète, là où les sensations fourmillent, entre l'indicible et le trop furieusement intime.

 

Pour ceux qui m'ont demandé plus d'explications, voilà celle que j'ai donné et qui dévoile un peu plus sur le contenu du livre : il y a quatre personnages, quatre voix féminines qui s'avèrent être reliées par des liens de sang (deux filles, leur mère, et une petite fille). Il y a donc quatre visions de la vie, une fois la nuit venue. Le livre décrit plusieurs situations : la grand-mère est sur le point de mourir, et donc chaque plongée dans le sommeil peut-être synonyme de sa dernière nuit, l'une des soeurs combat une rupture qu'elle ne veut pas accepter et représente plutôt un caractère très mélancolique, l'autre soeur est mariée et mère de la petite fille qui parle. La deuxième soeur semble heureuse en ménage mais est tourmentée par la peur constante de la perte de son mari et par ses anciens amants. Quant à la petite fille, elle propose un point de vue plus charmant, plus enfantin de la vie au domaine qui va être bouleversé par la mort de la grand-mère. Chacune réagit différemment à la perte, à l'enterrement, et au reste ... A vous de voir la suite.

 

Merci à La Cause littéraire, à François Bon et au site Nerval.fr, et à l'adorable lettre de Bertrand Visage des éditions du Seuil pour m'avoir encouragée à continuer dans cette écriture particulière, qui j'espère vous plaira ... en attendant le prochain !

 

Voilà, passez donc par ici, si cela vous intéresse :)

 


Par hendiadyn - Publié dans : Tâches d'encre
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Le livre à venir

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:)

Qui ?

Pourquoi ?

Il a alors fallu décrire cet autre monde, entre les pages, derrière les caractères, esquissé à l'encre des souvenirs. J'étais là, à cet instant précis. Un coeur mort ravivé par ces écrits. Il est de ces passions qui ne se réfrènent pas, qui dévorent l'existence et l'esprit. J'écris depuis que j'en suis capable, les mots sont le poudroiement de mes joies comme l'élixir de mes douleurs. A travers les changements de vie, les pensées ondoyantes, les sursauts de l'âme, l'encre reste sous ma peau, derrière mes paupières, glisse entre mes doigts. Je n'estime pas une présentation comme forcément nécessaire : l'identité passe, s'esquisse ou s'envole. J'étudie la littérature et ses méandres, je m'y noie consciemment et en respire les souffles manqués. L'art dépeint mes jours, qu'il s'agisse des mots, des films, de mélodies, de photographies, de répliques ou de pas de danse.

Ces pages seront celles de critiques de livres contemporains, de citations plus ou moins anciennes, d'impressions éphémères ou de tribulations quotidiennes. Puisque les lettres ont remplacé mon coeur battant ; puisque l'encre, à elle seule, dit absolument tout, bienvenue ...

Vos contributions, questions, échanges, dialogues sont à la fois espérés et appréciés ! :) 

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